DE 100 à 600 emplois promis à Bacalan

INDUSTRIE Deux candidats en lice pour le projet de réparation de yachts, aux Bassins à flots...

Elsa Provenzano

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Une des deux formes de radoubs des Bassins à flots à Bordeaux où pourraient être réparés des yachts, d'ici à l'automne 2 013
Une des deux formes de radoubs des Bassins à flots à Bordeaux où pourraient être réparés des yachts, d'ici à l'automne 2 013 — S.ORTOLA/20MINUTES

Deux dossiers sérieux pour le pôle de maintenance de yachts sont sur le bureau du grand port maritime de Bordeaux. L’un, qualifié de «classique » par le directeur du Port Étienne Naudé est porté par une entreprise méditerranéenne. Celle-ci prévoit d’utiliser les deux formes de radoubs, ou cales sèches, des Bassins à flots pour faire de la maintenance et du refit (aménagement intérieur) sur des navires de luxe.

Avec un chiffre d’affaires de 15 à 20 millions d’euros attendu par an, ce serait 100 à 200 emplois directs et indirects créés sur le site. Le second projet, présenté par une quinzaine d’entreprises est beaucoup plus ambitieux. Parmi celles-ci, des sociétés de transports, d’ingénierie, des fournisseurs et des sous-traitants. «Un gros tiers est du département », précise le directeur du Port. Le projet de maintenance et de refit concerne non seulement les deux radoubs mais aussi le slipway (plan incliné destiné à mettre à sec les bâteaux) du Port de Bordeaux et Bassens. « Ce sont 60 à 70 millions d’euros de chiffres d’affaires qui sont escomptés et plus de 600 emplois (directs et indirects) qui seraient créés », s’enthousiasme Étienne Naudé.

« Le consortium d’entreprises peut paraître alléchant mais il peut aussi se révéler fragile puisque dispatché en plusieurs entités », pointe Philippe Dorthe, conseiller général PS de Bordeaux Nord. « La diversité des acteurs peut être un atout, leurs activités pourraient se compenser », estime pour sa part le directeur du Port. Si le conseiller général se félicite de ce pas vers la ré-industrialisation du quartier, il reste prudent: « il faut être certain que les annonces d’embauches sont bien réelles et que des emplois pérennes seront créés ». Mais Étienne Naudé ne doute pas de l’attractivité de la métropole bordelaise: « ce sont les entreprises du secteur qui s’engagent, il ne s’agit plus seulement du Port ou d’un bureau d’étude ».

Le Port, la ville et la CUB ont décidé de poursuivre les négociations avec les deux candidats et de chiffrer les investissements nécessaires à l’aménagement du site des radoubs, le reste étant opérationnel. Le choix entre les deux projets va intervenir d’ici trois mois. Le Port devrait s’engager à hauteur de 10 millions d’euros sur le pôle. Les autres enveloppes restent à définir.