A Bordeaux, les prix de l'immobilier crèvent le plafond

IMMOBILIER La ville entre dans le top 5 des villes de plus de 100.000 habitants les plus chères de France...

Elsa provenzano

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La demande de prêts, après s'être effondrée en fin d'année, est repartie fortement à la hausse, selon le courtier en ligne Meilleurtaux.com, qui met en avant la baisse continue des taux d'intérêt.
La demande de prêts, après s'être effondrée en fin d'année, est repartie fortement à la hausse, selon le courtier en ligne Meilleurtaux.com, qui met en avant la baisse continue des taux d'intérêt. — Lionel Bonaventure AFP/Archives

En 2 011 Bordeaux se classe parmi les métropoles les plus chères de France. En effet, les prix au m² des appartements anciens la hissent à la 5e position parmi les villes de plus de 100 000 habitants. « Avec une valeur moyenne au m² de 2 686 euros, nous venons de dépasser Marseille et laissons derrière nous des villes comme Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes ou Strasbourg », commentait mardi 6 mars maître Benoît Tardy-Planechaud, président de la chambre des notaires de la Gironde, lors de la présentation des chiffres 2 011.

Les acquéreurs ne prennent pas de risque

Le contexte économique et l’approche des élections présidentielles rendent les acquéreurs méfiants. «La période anxiogène les pousse vers la pierre comme valeur refuge », estime maître Fabrice Gautier, spécialiste du marché bordelais. Le prix des appartements anciens à Bordeaux a bondi de 9,5 % en 2 011 mais il existe de grands écarts entre les quartiers. Ainsi les prix dans le secteur Mouneyra ont grimpé de 15,6 % en un an contre une évolution de seulement 5,1 % au Grand Parc. Les acquéreurs se tournent vers le centre historique (Quinconces, Saint-Pierre, Hôtel de ville) et ne prennent pas de risque dans les quartiers en mutation comme celui de la gare Saint-Jean (projet Euratlantique) ou de Bacalan.« Il y a les acquéreurs, peu nombreux, qui pensent pouvoir faire une plus value à long terme en investissant dans le quartier de la gare, avant que les prix ne montent, et d’autres qui misent sur la valeur patrimoniale et s’en remettent aux quartiers du centre », analyse Maxime Da Rocha, agent immobilier dans le secteur Gare Saint-Jean. Même constat du côté des maisons anciennes avec des hausses significatives à Caudéran, Jardin Public et Lescure tandis que dans le secteur Nansouty-Gare Saint Jean, l’évolution n’excède pas 5 %.

En se basant sur la signature des avant-contrats, la chambre des notaires prévoit globalement un maintien des prix sur Bordeaux et un petit fléchissement du côté des appartements anciens à Bordeaux et dans la CUB.