Grand contournement (5/5) : une alternative pour la rive droite

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La rive droite cherche un scénario qui lui soit favorable. Ce soir, les quinze maires de la communauté de communes de Bourg-en-Gironde voteront une délibération sur le grand contournement de Bordeaux. Si l'on ignore encore son contenu, «quatorze maires sur quinze sont opposés au principe du grand contournement, sauf moi », note Max Jean-Jean, maire (PS) de Prignac-et-Marcamps et conseiller général du canton. Vivement décriés par la population et les élus locaux, plusieurs tracés sont soumis à la concertation jusqu'à fin juin. L'élu reconnaît qu'« ils ne sont pas raisonnables. Mais, il faut cette autoroute, sinon le Nord-Gironde sera foutu. » Deux fuseaux traversent sa commune et empiètent sur des zones naturelles protégées. « Toute la vallée du Moron est classée Natura 2000, rappelle-t-il, et cette zone humide est gérée depuis quatre ans par un comité de pilotage. On ne peut pas renoncer à cela. » Pour épargner son territoire et celui de ses voisins, il préconise ainsi une alternative : « L'utilisation des infrastructures existantes sur la rive droite, en empruntant le pont sur la Dordogne, puis en déviant les camions pour qu'ils rattrapent la 2 x 2 voies vers Saint-Louis-de-Montferrand (les camions auraient en effet obligation d'emprunter cette autoroute). Il faudrait ensuite construire un pont vers Parempuyre et rejoindre le tracé commun à l'ouest. »

Le conseil général débattra sur le contournement en juin. Le président (PS), Philippe Madrelle et ses 14 vice-présidents réclament unanimement un nouveau tracé.

Marion Guillot