parer aux changements climatiques

marie morizot

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Vue de la forêt des Landes un mois après le passage de la tempête Klaus le 24 février 2009.
Vue de la forêt des Landes un mois après le passage de la tempête Klaus le 24 février 2009. — TRAVERS/SIPA

«La région Aquitaine avec ses forêts de pin est une image que nous avons tous en tête ». Certes, mais qu'en sera-t-il en 2050 ? Car si la quiétude des pins peuple les rêveries des Aquitains, d'autres images restent en mémoire. Incendies, tempêtes, de 1999 et 2009 notamment, ont écorné les clichés. Inauguré hier en grande pompe sur le site de Cestas-Pierroton par Alain Rousset en sa qualité de président du Conseil régional, Patrick Stéfanini, préfet de la région, Pierre Ducout, maire de Cestas, Marion Guillou, présidente directrice générale de l'INRA, Luc Charmasson, président du Conseil d'administration du FCBA, entourés de chercheurs et sylviculteurs, le pôle international de Recherche et d'Innovation Inra-FCBA sur la forêt et le bois en Aquitaine entend bien protéger et développer la première richesse naturelle de la région. « Il faut étudier à l'horizon 2050, un modèle économique et environnemental qui tienne compte des changements, climatiques et autres, en adaptant les contraintes » souligne la directrice de l'INRA.

Des plaies encore vives.
D'où la création de ce pôle chargé de plancher sur la valorisation de l'éco-matériau bois face à la mondialisation, la gestion durable des forêts et ses vulnérabilités comme l'a illustré « le lourd bilan humain et financier engendré par la tempête Klaus »... qui perdure encore. Trois ans après le passage de cette tempête qui a détruit plus de 200 000 hectares du massif forestier aquitain – « une des plus grande forêt du pays » rappelle le maire de Cestas, le reboisement patine. « Je trouve qu'on traîne, qu'on ne replante pas assez, s'empresse le président de région. Il faut replanter le moindre mètre carré tombé ». De fait, seuls 7 000 hectares de pin l'ont été dans les Landes. Avant donc de « penser l'avenir de la forêt grâce à ce continuum de recherche, d'innovation et d'exploitation » financé au tiers par la région, l'Europe et l'Etat, reste encore à panser les plaies de la forêt.