La région attend des moyens pour contenir l'érosion du littoral

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La résidence Le signal, à Soulac-sur-Mer, exposé à l'érosion des dunes sur la façade atlantique.
La résidence Le signal, à Soulac-sur-Mer, exposé à l'érosion des dunes sur la façade atlantique. — S.ORTOLA/20MINUTES

Le littoral aquitain, c'est 240 km de côtes sableuses, adossées au plus grand massif forestier européen, et 30 km de côtes rocheuses. Une côte qui va s'éroder de moins d'un mètre à trois mètres par an, et jusqu'à six mètres à certains endroits, d'ici à 2020 sur sa partie sableuse. Résultat de l'action du vent, qui emporte chaque année avec lui un peu plus de dune. Des travaux au niveau régional sont menés pour contenir cette érosion. Les agents de l'ONF (Office national des forêts) tentent ainsi de maintenir tant bien que mal les dunes avec des arbres morts. « Nous espérons que ce travail, primordial, sera conforté dans un contexte difficile pour l'ONF », lance Renaud Lagrave, président du GIP Littoral Aquitain, créé en 2006, et vice-président PS du conseil régional, en charge du tourisme.
De la venue de la ministre aujourd'hui à Bordeaux, l'élu espère des « clarifications » sur la « stratégie nationale du gouvernement ». « La stratégie régionale, elle, est prête. Elle sera adoptée le 20 février prochain. Nous avons identifié les endroits les plus exposés à l'érosion, dans le Pays Basque, à Lacanau, Biscarosse, Cap-Breton... Là où il faudra mettre en place les actions les plus dures. Mais on ne pourra pas laisser les élus locaux seuls dans cette affaire, il nous faudra l'appui, et le financement, de l'Etat ainsi que de l'Europe. » Les mesures les plus extrêmes dans ces zones pourront aller jusqu'à la relocalisation d'une partie de la population. « Mais ce sera en dernier ressort, et elle se fera dans la commune même. »
Mettre en place des politiques de prévention, c'est l'enjeu de ces prochaines années, confirme Hugues Ayphassorho, directeur régional de l'Institut national de recherches en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture. « Une synthèse du Giec nous a été remise le mois dernier, elle confirme une augmentation de la fréquence des phénomènes naturels extraordinaires, et il semble que le réchauffement climatique en soit à l'origine. »M. B.