L'Aquitaine a toujours la cote

Mickaël Bosredon

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L'Aquitaine continue de séduire. Selon les derniers chiffres du recensement de l'Insee, présentés hier, la population de la région dépasse les 3,2 millions d'habitants au 1er janvier 2011. Une augmentation de 12 % entre 1999 et 2011, soit 1 % par an. Ce qui en fait la quatrième région la plus attractive de France, derrière la Corse (+1,6 %), le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (+1,3 %). La population augmente, elle, de +0,5 % en moyenne chaque année.

Pas que des retraités

qui viennent s'installer
La particularité de l'Aquitaine est que son solde naturel (différence entre naissances et décès) est très faible : + 0,1 % par an. Seules les agglomérations de Bordeaux et de Pau ont un solde positif dans la région. « Avec le vieillissement de la population, voire un ralentissement de la fécondité qui est déjà inférieur en Aquitaine au reste de la France, ce déficit en solde naturel va s'aggraver », anticipe Dominique Breuil, de l'Insee Aquitaine. A partir de 2020, il devrait devenir négatif, et dès 2 015 pour des départements comme le Lot et les Landes. L'Aquitaine est en revanche une région qui attire énormément : sur les 26 320 nouveaux habitants recensés dans la région en 2011, 23 688 sont issus du solde migratoire (différence entre nouveaux habitants et habitants sortant). Soit + 0,9 %.
Un quart de ces nouveaux habitants provient de l'étranger, 19 % de l'Ile-de-France, 9 % de Midi-Pyrénées et 7 % de Poitou-Charentes. « Et il ne s'agit pas majoritairement de retraités, soutient Dominique Breuil, il y a aussi une grande part d'actifs, et notamment de cadres ». Les villes les plus attractives se situent sans surprise sur le littoral. Les grosses agglomérations, Bordeaux en premier lieu, ont aussi la cote.