Une politique de restauration, d'acquisition et de récupération

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Le Muséum profite du déménagement pour effectuer une grande campagne de rénovation de ses collections. Quelque 1 800 pièces passent entre les mains de restaurateurs qualifiés depuis plusieurs mois, comme la série des poissons actuellement.

Des dépouilles récupérées
dans les zoos
Le Muséum restaure, et s'enrichit. « Nous poursuivons notre politique d'acquisition. Pour compléter notre collection de grues, j'ai récemment acheté chez Drouot une grue antigone », rapporte la conservatrice, qui précise n'enchérir que sur les objets abordables financièrement. « Je m'intéressais à un manchot de Magellan. Mais un particulier l'a arraché à 1 600 €, alors qu'il était évalué à 800 €, je n'ai pas souhaité m'aligner. »
Le Muséum récupère aussi des dépouilles dans les zoos. Les safaris du XIXe siècle sont aujourd'hui interdits. Cela dit, il faut réagir vite, car la peau de l'animal doit être récupérée dans les heures qui suivent son décès. Nathalie Mémoire et ses collaborateurs n'hésitent pas à se retrousser les manches pour dépecer les bêtes. Ce qu'elle a fait récemment pour un ours à collier. « Un professionnel nous a montré la technique. Et puis nous avons quand même des notions d'anatomie. » La peau est ensuite envoyée chez un taxidermiste, qui procède à sa mise en situation. Une seconde vie pour l'animal.