« Il fallait lancer ce chantier »

Mickaël Bosredon

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La manifestation des élus du Pays Basque contre la LGV n'a rien changé.
La manifestation des élus du Pays Basque contre la LGV n'a rien changé. — S.ORTOLA/20MINUTES

Les quatre-vingts élus montés du Pays Basque n'ont pas pu arrêter la machine. Hier à Bordeaux, le dernier Comité de pilotage du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) a validé le tracé de la ligne à grande vitesse qui mettra Toulouse à 2 h de Bordeaux, Bayonne à 1 h et Bilbao à 1 h 50. La question maintenant est quand ? Le calendier est « très serré » ont confirmé hier les acteurs du projet à la préfecture de région. « Nous espérons la validation de la ministre de l'Environnement dans les prochaines semaines » ont-ils lancé. Car après, il faudra tenir un rythme infernal : lancer les études d'utilité publique en 2013 pour signer la déclaration d'utilité publique en 2014, procéder aux expropriations pour des travaux prévus en 2017, et une livraison entre 2022 et 2024. Or, a rappelé Hubert du Mesnil, président de RFF, avec ses 417 km de lignes nouvelles « ce projet est le plus important chantier ferroviaire jamais lancé en Europe, l'un des plus grands au monde ». Montant : 12 milliards d'euros. Pour quel bénéfice ? Les études misent sur six millions de voyageurs annuels supplémentaires, qui viendront s'ajouter aux 18 millions que la ligne devrait accueillir en 2017, avec la mise en service de Tours-Bordeaux. « Il fallait lancer ce chantier maintenant, a insisté le président de la région Aquitaine Alain Rousset. Dans quinze ans, avec l'urbanisation galopante, ça n'aurait plus été possible. »