BORDEAUX - Les élus réagissent à grande vitesse

— 

La LGV vers Toulouse et Hendaye verra-t-elle le jour ? Les élus des Pyrénées-Atlantiques ne veulent en tout cas pas voir le TGV leur passer sous le nez. Après les annonces de la ministre de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, laissant supposer un abandon du projet (20 Minutes du 19 décembre), les collectivités du Sud-Ouest se font entendre ces derniers jours. Le conseil général des Pyrénées-Atlantiques a menacé de suspendre les paiements pour le financement de la LGV Tours-Bordeaux. Le département participe en effet à hauteur de 79 millions d'euros à ces travaux, qui permettront de mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2017. Et qui devaient être la phase 1 d'un projet se poursuivant au sud. Le conseil régional Midi-Pyrénées a aussi brandi la menace d'une cessation de paiement. La chambre de commerce et d'industrie a elle dénoncé un « tricotage politique » et rappelé que l'axe Bordeaux/Espagne est « une priorité absolue ».