BORDEAUX - « Les banques ne sont pas très partantes sur le projet »

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Trentenaire fraîchement diplômée d'un CAP reliure, Valérie Hernandez est tombée sur une petite annonce de vente d'un atelier de reliure, rue Barennes à Bordeaux. Elle est enthousiasmée mais peu aguerrie. La cédante propose alors de lui montrer sa façon de travailler et de lui présenter sa clientèle. « Seul hic, c'est un projet ambitieux et les banques ne sont pas très partantes », se souvient la jeune femme. Elle se tourne alors vers la caisse sociale de développement local qui lui octroie un prêt d'honneur (taux à 0 %) de 8 000 €. « J'ai repris l'atelier en mai. Depuis, j'ai réussi à ne pas perdre d'argent et à conserver la clientèle », résume t-elle. Quelques imprimeurs mais surtout des particuliers poussent la porte de sa boutique pour redonner vie à leurs ouvrages anciens ou créer un album photo , un empaquetage par exemple.E. P.