Bordeaux

A Bordeaux, les anti-antennes relais font des émules

Menés par le collectif Amédée Saint-Germain, les anti-antennes relais bordelais ont réussi à fédérer une vingtaine de structures dans toute la France. Cette coordination nationale proposera une platefo...

Menés par le collectif Amédée Saint-Germain, les anti-antennes relais bordelais ont réussi à fédérer une vingtaine de structures dans toute la France. Cette coordination nationale proposera une plateforme de revendications à l'Assemblée nationale le 14 décembre prochain. « Les opérateurs s'installent au mépris de la législation européenne. Les risques sanitaires ne sont pas pris en compte et le principe de précaution n'est pas respecté », s'indigne Stéphane Sanchez, le président du collectif Amédée Saint-Germain,
Le 27 octobre dernier, le Conseil d'Etat a invalidé les arrêtés municipaux qui réglementaient l'implantation des antennes relais. A Bordeaux, l'arrêté stipulait qu'une antenne ne pouvait être implantée à moins de 100 mètres d'un établissement accueillant des enfants. Les sages ont estimé que cela relevait de la compétence de l'Etat. Une décision qui fait bondir les militants, au premier rang desquels Marie Bové, conseillère régionale Europe Ecologie-Les Verts (EELV), car c'est pour elle le signe d'un désengagement sur cette problématique de santé publique. « Juppé était gêné aux entournures par les opérateurs privés », estime-t-elle. Elle indique que les travaux d'implantation d'antennes se poursuivent, au moins sur le boulevard Albert-Ier, cours Victor-Hugo, à Caudéran et rue Amédée Saint-Germain, sans concertation avec les habitants.E. P.

Désaccord sur la puissance d'émission

Les collectifs bordelais veulent « une réglementation de la puissance d'émission des antennes relais de téléphonie mobile, au maximum 0,6 volts par mètre », or le gouvernement estime que cela provoquerait « une forte détérioration de la couverture réseau ». Une réflexion est engagée depuis 2009 sur la manière dont diminuer l'exposition à ces radiofréquences.