Au Café Gallery, dans le 9e, le public s'est laissé aller à goûter le château Haut Colombier.
Au Café Gallery, dans le 9e, le public s'est laissé aller à goûter le château Haut Colombier. — V. WARTNER/20 MINUTES

Bordeaux

Blaye s'invite dans les bars parisiens

VIN Une soixantaine de producteurs de l'AOC ont investi la capitale durant deux jours

La manifestation est encore loin de connaître le même succès que la fête du Beaujolais nouveau. Mais petit à petit, « Blaye au comptoir » s'inscrit dans le calendrier des amateurs de vin comme un rendez-vous à ne pas manquer. La seizième édition de cette opération, qui s'est achevée hier soir, a réuni durant deux jours à Paris soixante vignerons de cette appellation, désormais nommée « Blaye côtes de Bordeaux », dans soixante bistrots.
« C'est toute l'originalité de notre manifestation, insiste Jean Lissague, directeur du syndicat des vins de Blaye : les producteurs se déplacent dans la capitale pour faire goûter eux-mêmes leur vin. » La présence des vignerons est incontestablement le « plus » de « Blaye au comptoir », le consommateur se laissant du coup facilement aller à goûter un verre de cette AOC, la septième la plus vendue de France.

Davantage d'export visé
« Blaye, c'est le renouveau des vins de Bordeaux », tentent de convaincre le directeur du Syndicat et Olivier Chety, du château Haut-Colombier, auprès des clients d'un bistrot du 9e arrondissement. Le public, en majorité des touristes étrangers, acquiesce poliment. L'appellation espère avoir marqué des points pour se développer à l'exportation. « Blaye au comptoir » a été lancé il y a quinze ans pour promouvoir ce vin de Bordeaux auprès du grand public français, « la marque est désormais connue dans l'Hexagone, mais l'export ne représente que 8 % de nos ventes, analyse Jean Lissague, nous souhaitons doubler ce chiffre dans les cinq ans », annonce-t-il. Avec sa notoriété grandissante, les Côtes de Blaye espèrent aussi pouvoir se revaloriser. « Le prix moyen d'une bouteille est de 6,70 €. Nous envisageons de gagner quelques centimes, pourquoi pas un euro, dans les cinq ans », avance Jean Lissague. Le syndicat veut aussi développer des actions localement. « Blaye au comptoir » se décline depuis quatre ans dans Bordeaux même, chaque mois de février. En 2012, une cinquantaine de producteurs sont attendus dans les cafés bordelais.