Blaye s'invite dans les bars parisiens

Mickaël Bosredon

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Au Café Gallery, dans le 9e, le public s'est laissé aller à goûter le château Haut Colombier.
Au Café Gallery, dans le 9e, le public s'est laissé aller à goûter le château Haut Colombier. — V. WARTNER/20 MINUTES

La manifestation est encore loin de connaître le même succès que la fête du Beaujolais nouveau. Mais petit à petit, « Blaye au comptoir » s'inscrit dans le calendrier des amateurs de vin comme un rendez-vous à ne pas manquer. La seizième édition de cette opération, qui s'est achevée hier soir, a réuni durant deux jours à Paris soixante vignerons de cette appellation, désormais nommée « Blaye côtes de Bordeaux », dans soixante bistrots.
« C'est toute l'originalité de notre manifestation, insiste Jean Lissague, directeur du syndicat des vins de Blaye : les producteurs se déplacent dans la capitale pour faire goûter eux-mêmes leur vin. » La présence des vignerons est incontestablement le « plus » de « Blaye au comptoir », le consommateur se laissant du coup facilement aller à goûter un verre de cette AOC, la septième la plus vendue de France.

Davantage d'export visé
« Blaye, c'est le renouveau des vins de Bordeaux », tentent de convaincre le directeur du Syndicat et Olivier Chety, du château Haut-Colombier, auprès des clients d'un bistrot du 9e arrondissement. Le public, en majorité des touristes étrangers, acquiesce poliment. L'appellation espère avoir marqué des points pour se développer à l'exportation. « Blaye au comptoir » a été lancé il y a quinze ans pour promouvoir ce vin de Bordeaux auprès du grand public français, « la marque est désormais connue dans l'Hexagone, mais l'export ne représente que 8 % de nos ventes, analyse Jean Lissague, nous souhaitons doubler ce chiffre dans les cinq ans », annonce-t-il. Avec sa notoriété grandissante, les Côtes de Blaye espèrent aussi pouvoir se revaloriser. « Le prix moyen d'une bouteille est de 6,70 €. Nous envisageons de gagner quelques centimes, pourquoi pas un euro, dans les cinq ans », avance Jean Lissague. Le syndicat veut aussi développer des actions localement. « Blaye au comptoir » se décline depuis quatre ans dans Bordeaux même, chaque mois de février. En 2012, une cinquantaine de producteurs sont attendus dans les cafés bordelais.