LGV : pas encore l'heure de trancher

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Le ministre des transports, Dominique Perben, a posé la première pierre, hier, du pont ferroviaire à quatre voies qui remplacera en 2008 l'étroite passerelle Eiffel, responsable du célèbre « bouchon ferroviaire » de Bordeaux. Ce pont sur la Garonne sera une pièce essentielle de la ligne grande vitesse (LGV) Sud Europe Atlantique, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2016. Mais c'est déjà aux prolongements Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Irun que tout le monde pense. Alors que des voix s'opposent sur le choix de l'axe à réaliser en priorité, le ministre n'a pas tranché. « Je suis favorable à ce que l'on avance sur ces deux projets en parallèle dans un calendrier rapproché », a-t-il déclaré, anticipant sur les annonces imminentes de Réseau Ferré de France quant à l'opportunité de poursuivre les études sur la liaison Bordeaux-Toulouse. Reconnaissant que le financement des deux projets sera difficile, il a évoqué la possibilité de « recourir à des financements innovants de type partenariat public-privé ».

S. L.