« Les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau »

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« Comme tous les ans, en particulier depuis 2008, on a beaucoup de mortalité sur nos parcs, mais ce n'est pas propre au Bassin », estime Grégory Boucher, 30 ans, qui est ostréiculteur au Cap-Ferret. Les 65 000 tonnes d'huîtres sauvages relevées dans le rapport d'Océanide*, pourraient être utilisées comme réserve de géniteurs. Pour le jeune ostréiculteur, « il vaut mieux garder cette idée sous le coude car les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau. » Néanmoins, la cause de la mortalité des huîtres fait encore débat. « L'huître creuse que nous élevons, la crassostrea gigas en latin, a été introduite dans les années 1970 et serait en voie de dégénérescence, ce qui expliquerait la mortalité, mais j'ai du mal à y croire », explique Grégory Boucher. Sur l'ensemble du projet de parc marin, l'ostréiculteur juge la conciliation des intérêts économiques et écologiques « un peu contradictoires » même si « plus d'écologie ne peut pas faire de mal ».E. P.