Quelques pas en avantpour le logement et l'insertion

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Sur les 600 Roms que compte l'agglomération, une poignée commence à s'intégrer : « une trentaine d'entre eux a bénéficié de dérogations de l'Etat pour pouvoir travailler. En ce moment, ils font les vendanges », se félicite Paul Lanusse-Cazalet, médecin généraliste et responsable de la mission Roms de l'association Médecins du monde. Ce « pas en avant » a été obtenu grâce à la Maîtrise d'oeuvre urbaine et sociale (Mous), créée par la préfecture, la CUB et la ville de Bordeaux il y a un an. Une deuxième phase de réflexion s'ouvrira dès demain, pour tenter d'aller plus loin dans l'intégration des Roms. « Il faut néanmoins qu'ils en fassent la démarche et qu'ils répondent à certains critères », rappelle le préfet délégué à la sécurité Marc Burg. Si la Mous vise à offrir des logements stables et des emplois aux occupants des squats qui souhaitent s'intégrer, elle pose un certain nombre de problèmes culturels : « ils sont habitués à vivre dans de petits espaces, les uns avec les autres. Or, la Mous interdit les grands regroupements dans les logements qu'elle propose », précise Médecins du monde.
La députée de Gironde Michèle Delaunay (PS), qui a assisté hier à l'évacuation du squat de Queyries, espère que la poursuite de la Mous permettra « une prise en charge pluridisciplinaire ». Elle met en avant plusieurs conditions : « accès à l'emploi et à la formation, présence de traducteurs et de médiateurs, scolarisation des enfants. »M.G.