De gros maux pour l'événement littéraire

©2006 20 minutes

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Hébergement d'urgence, cette année, pour l'Escale du livre. Prévue dans le hall de la chambre de commerce, elle aura finalement lieu sous tentes, ce week-end, place de la Bourse. Rencontres et débats se répartiront quant à eux entre les foyers du Grand-Théâtre, l'Espace Saint-Rémi et une salle de la CCI. Une solution de dernière minute consécutive à l'affaissement du sol du hall de la chambre de commerce, sous lequel un parking souterrain a été construit.

D'autres lieux ont été envisagés, comme la grande nef du CAPC. Mais la confiance entre la mairie et le directeur du musée étant rompue, la levée de boucliers a été immédiate. « L'Escale s'est retrouvée dans un conflit qui n'était pas le sien », déplore Rodolphe Martinez, secrétaire général de la manifestation. « Pourtant, il n'était pas question de bafouer les artistes », souligne Dominique Ducassou, adjoint à la culture de la ville. La directrice d'Arc-en-Rêve, Francine Fort, voisine du CAPC, tente de clarifier les choses : « Le fait que l'Escale puisse se tenir dans la grande nef n'était pas choquant, car le livre est un élément culturel qui demande à être défendu. Mais que l'on ferme des expositions plus tôt pour l'accueillir, oui. » Pierre Mazet, président de l'Escale du livre, voit le côté positif : « Malgré ces aléas, les collectivités ont montré leur volonté de faire exister la manifestation. »

Marion Guillot

Inaugurée vendredi, l'Escale du livre se déroule jusqu'à dimanche. Près de 300 auteurs nationaux et régionaux sont attendus. Invités, Daniel Picouly, Marie Darieussecq, Régine...