Les pompiers se méfientdu feu qui dort dans la forêt

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Situation stabilisée mais fragile sur le front des feux de forêt, en Gironde. Si celui de Cestas ne nécessite plus qu'une surveillance, plus de soixante sapeurs-pompiers sont toujours mobilisés à Lacanau, et le double au Pian-Médoc, où deux canadairs et un bulldozer sont aussi en action. Dans les deux cas, l'incendie ne devrait plus s'étendre, mais un travail de longue haleine est engagé pour éteindre les derniers foyers et noyer le terrain.
« Il n'a pas plu depuis plusieurs mois, et le sol est très sec, souligne le capitaine Hervé Correia, officier de communication au Codis. Le feu peut parfaitement y pénétrer, faire l'objet d'une combustion très lente car mal oxygénée, et si le vent forcit comme il l'a fait en début de semaine, il peut ressortir et se propager à la végétation encore saine. »
Ralentis dans leur tâche par les nombreux chablis provoqués par la dernière grande tempête, les sapeurs-pompiers pourraient donc rester sur les lieux des sinistres encore plusieurs jours. Et ils craignent de devoir faire face à de nouveaux départs de feu d'une ampleur tout aussi exceptionnelle, car selon le capitaine Hervé Correia, « tant que les conditions météorologiques ne changeront pas, le risque existera. »R.B.