Prise d'otage à la gare

ELSA pROVENZANO

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Le préfet Patrick Stéfanini (debout, au centre), face à la victime.
Le préfet Patrick Stéfanini (debout, au centre), face à la victime. — s. oRTOLA / 20 MINUTES

Tout a été terminé en deux heures. Hier en début de soirée, un jeune homme de 25 ans armé de deux sabres japonais est monté dans un train en provenance de La Rochelle, stationné en gare de Bordeaux. Là, il a pris en otage une femme d'une quarantaine d'années, tandis qu'une quinzaine de passagers réussissaient à sortir du wagon.
Les raisons de son geste restent encore mystérieuses. Lors d'une conférence de presse, le préfet de Gironde, Patrick Stefanini, a seulement précisé qu'un dialogue avait rapidement été noué avec le ravisseur par les policiers de la brigade anti-criminalité. Il a expliqué que le preneur d'otage se tenait debout ainsi que la victime. Profitant d'un moment d'inattention de sa part, le Groupe d'intervention de la police nationale a pu le désarmer vers 21 h 25. La victime, qui était examinée hier soir pour d'éventuels traumatismes psychologiques, était en réalité la femme du préfet de l'Orne, ce que l'individu ignorait, selon les premiers éléments de l'enquête.