Le cri d'alarme en faveur du don d'organes

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« A Bordeaux, nous avons un rein disponible pour quatre personnes en attente d'une greffe ». Le docteur Julien Rogier, responsable de la coordination du don d'organes au CHU de Bordeaux a lancé un appel à l'occasion de la journée nationale de réflexion sur ce sujet qui s'est tenue hier : « Nous enregistrons de la part de proches lors d'un décès, 32 % de refus ». Dans la région, 380 malades sont en attente de greffe.
Un chiffre à rapprocher des 206 opérations rendues possibles en 2010. « En Aquitaine, le taux de prélèvement est supérieur à la moyenne nationale » constate toutefois le docteur Rogier qui observe de plus en plus de patients inscrits sur les listes, en France : « Sur 128 greffes de reins, 20 le sont grâce aux dons de personnes vivantes ». Une solution qui pourrait sans doute être évitée si un nombre plus important de proches de personnes décédées en état de mort cérébrale (seule possibilité légale) prenaient cette décision. E.B.