La piscine Judaïque va tester l'eau géothermale

Marion guillot

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La piscine doit rouvrir avant fin juin.
La piscine doit rouvrir avant fin juin. — S. ORTOLA / 20 MINUTES

La ville de Bordeaux va alléger ses factures d'eau et de chauffage. Hier, le conseil municipal a validé le raccordement de la piscine Judaïque et de l'hôtel de ville au réseau de chauffage géothermique. Créé après le deuxième choc pétrolier de 1979, ce réseau alimente en chauffage et climatisation les bâtiments administratifs du quartier Mériadeck depuis 1983.

85 000 euros d'économies par an
Cette eau souterraine, quasiment potable, puisée à 1 000 mètres de profondeur et à 51 °C, sera directement injectée dans les bassins de la piscine. Elle ne sera pas brûlante pour autant : « L'eau arrivera à 28 °C, après avoir alimenté en chaleur les différents clients du réseau », explique Jean-Jacques Chautant, directeur des constructions aux services techniques de la ville. Un système qui permettra à la ville d'économiser chaque année 30 000 mètres cubes d'eau potable, chauffés au gaz jusqu'ici. La géothermie chauffera également l'air ambiant. Dernier geste environnemental : l'eau géothermale « usagée » sera stockée et servira à l'entretien des espaces publics. Montant de l'économie : 60 000 euros par an. Une partie de l'hôtel de ville et le musée des Beaux-Arts seront également chauffés de cette façon, dès cet automne. Là aussi, l'économie s'annonce importante : près de 25 000 euros par an. Les travaux, qui viennent de débuter et entraînent la fermeture des jardins de l'hôtel de ville, consistent à faire passer 300 mètres de canalisations sous terre.

Coût

La géothermie, qui faisait partie des préconisations de l'Agenda 21 de Bordeaux, représente un investissement de 178 000 euros pour la ville. Elle table sur une réduction de 5 % de ses factures énergétiques. Le système sera exploité par Gaz de Bordeaux.