Grippe aviaire : le 18 sonne occupé

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« J'ai trouvé un moineau mort dans mon jardin » ; « J'ai vu deux cygnes sans vie au bord de la route »... Depuis la découverte d'un cas de grippe aviaire dans l'Ain, les appels téléphoniques affluent au 18. « Nous avons reçu une cinquantaine d'appels en une journée », a indiqué, hier, Jean-Paul Larrouy-Castéra, commandant aux services d'incendie et de secours (Sdis) de la Gironde.

Si pour le moment, aucun cas significatif n'a été détecté dans le département, les habitants semblent un peu céder à la panique. Certains n'hésitent pas à décrocher leur téléphone à la vue du moindre volatile inanimé. Qu'il s'agisse d'un moineau, d'une grive ou « d'un simple poulet percuté par un automobiliste ». « En d'autres temps, cela n'aurait intéressé personne », observe Jean-Paul Larrouy. Pour l'anecdote, « les deux cygnes soi-disant morts qui avaient été signalés étaient en réalité en train de dormir », rapporte Jésus Veiga, directeur de la Fédération des chasseurs de la Gironde, qui participe au réseau Sagir de surveillance sanitaire de la faune sauvage nationale.

Il faut cependant rester vigilant et ne pas hésiter à signaler un oiseau mort. Les pompiers ont en effet pour consigne de répertorier tous les appels, avant de les envoyer à la direction des services vétérinaires (DSV). Une mortalité est considérée comme anormale si l'on trouve « plus de cinq cadavres d'oiseaux dans un rayon d'environ 500 mètres », rappellent les autorités. Pour certaines espèces, comme les cygnes, la recherche complémentaire est déclenchée au premier animal. A partir de ces premières données, la DSV peut demander aux agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ou à des agents de la fédération des chasseurs de ramasser l'animal. Il est ensuite apporté pour analyses à la DSV à Bordeaux.

Sophie d'Ambra

Rens. : www.grippeaviaire.gouv.fr

A ce jour, la mortalité des animaux est faible en Gironde, et liée à la vieillesse, à d'autres maladies ou à des accidents.