Après son rachat, Cacolac prépare son grand retour

orianne dupont
— 
L'usine Cacolac à Léognan.
L'usine Cacolac à Léognan. — Gilles ARROYO / 20 MINUTES

Une boisson au goût de chocolat et de nostalgie. Qui n'a pas bu son Cacolac lors d'une sortie en famille au café ? Le souci, c'est que ces mêmes personnes pensent que la marque n'existe plus... Pourtant, l'entreprise continue de produire ses 150 000 bouteilles jaune et marron par jour à Léognan. C'est justement pour gagner en visibilité que la société familiale a été vendue à Trixaim, entreprise spécialisée dans la nutrition et la santé.

« Un déficit de génération »
« Nous anticipons l'avenir, explique Christian Maviel, directeur de Cacolac et neveu du fondateur, notre société marche, mais nous sommes fragiles car ne fabriquons qu'un seul produit. En lancer de nouveaux coûte très cher et, pour faire face, nous avons besoin d'appartenir à une plus grosse structure. » Dans la presse, les nouveaux propriétaires affichent l'objectif de doubler le chiffre d'affaires en quatre ans et de lancer la marque à l'international.
Depuis sa création en 1956, la boisson a connu de belles heures sans jamais changer de recette, « une demande du créateur », selon Christian Maviel. Elle a été la boisson phare de l'armée, la marque a accompagné le bateau d'Yves Parlier dans les années 1990 et surtout, elle a bénéficié du capital sympathie de Jean-Pierre Papin en tant que marionnette des Guignols. Mais aujourd'hui, Cacolac connaît « un déficit de génération ». « Nous avons un trou entre 15 et 20 ans », reconnaît Christian Maviel. D'où le souhait de se tourner vers des produits plus tendance : le Cacolac bio – à court terme –, des ingrédients différents et peut-être des barres au chocolat Cacolac. « On veut élargir la gamme et ce rachat nous permet d'avoir un œil extérieur », se réjouit le directeur.

mystère

Comme Coca, Cacolac entoure de mystères la fabrication de son produit. Le lait provient du Lot-et-Garonne ou du Gers, le cacao « de partout », précise la société, et le sucre est français. Pas un mot de plus, ni même une visite de la chaîne de fabrication.