Ford : le plan social poursuit sa route

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Blanquefort suspendu aux lèvres de Bill Ford. Aujourd’hui, le PDG américain du groupe devrait dévoiler son plan de restructuration aux Etats-Unis. A Ford Aquitaine Industries, – qui devrait perdre 439 de ses 2 650 salariés – on ignore les conséquences de cette annonce sur le plan social du site déjà bien avancé. A ce jour, 240 personnes ont accepté de partir en préretraite et, selon la CGT, une cinquantaine de salariés quitteraient l’entreprise dans le cadre de départs volontaires. Pour ce dernier volet, ils doivent se manifester avant le 15 mars. Mais riches d’un rapport d’expertise, les syndicats continuent à se battre pour maintenir des emplois car « ce plan social met l’avenir de l’usine en danger », déplore Jean-Claude Conte, délégué CGT. Ce rapport rendu en décembre par le cabinet Sécafi-Alpha souligne, notamment, que Ford a surestimé le sureffectif : cent emplois pourraient donc être sauvegardés. En 2006, la baisse des volumes est évaluée à 5% et celle des effectifs à 21%. Si la direction est revenue sur des modalités du plan, elle ne renonce pas aux 414 suppressions de postes d’ouvriers. Afin d’inciter les départs volontaires, elle multiplie les réunions d’information, via un cabinet de reclassement. Ce dernier va bientôt organiser des rencontres entre les salariés et d’éventuels employeurs comme Dassault ou Turboméca. Une société de conception de moteurs pour hélicoptères qui aurait la capacité de recruter 180 personnes. O. D.

avenir Selon les syndicats, si l’usine continue à fabriquer des boîtes cinq vitesses, « produits en fin de vie », la pérennité du site est menacée. Avec des experts, ils pensent déjà à la reconversion du site.