Les parties civiles du procès Papon règlent leurs comptes

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Après des années de bataille judiciaire commune, c’est l’un contre l’autre qu’ils s’affrontent en justice. La cour d’appel de Bordeaux se penchera aujourd’hui sur le litige financier qui oppose Michel Slitinsky, l’une des parties civiles au procès de Maurice Papon en 1998, et son avocat de l’époque, Gérard Boulanger. L’affaire porte sur la répartition des frais de justice que l’ex-secrétaire général de la préfecture de Gironde a été condamné à payer aux victimes. Gérard Boulanger, comme la plupart des avocats des parties civiles, travaillait alors bénévolement. Alors que s’ouvre la possibilité pour les victimes de toucher l’argent dû par Maurice Papon, Gérard Boulanger demande le remboursement des frais avancés par son cabinet au cours de la procédure, y compris après la fin du procès bordelais. Michel Slitinsky, qui a révoqué son avocat en 2003, s’oppose au paiement. Il est suivi dans sa démarche par la plupart des parties civiles représentées en 1998 par Gérard Boulanger. Dans une tentative de conciliation, le bâtonnier du barreau de Bordeaux a invité chaque partie civile à verser 1 196 e à l’avocat. La somme ayant été contestée par toutes les parties, la cour d’appel de Bordeaux va devoir trancher. Elle évoquera le dossier ce matin, mais l’examen approfondi devrait être renvoyé à une date ultérieure. S. L.