Le projet des bateaux-bus prend l’eau

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La navette fluviale vit ses derniers jours. Mise en place en octobre 2000 dans le cadre des travaux du tramway, elle assurait une liaison quotidienne entre Lormont et le Pont de Pierre. Lors du dernier conseil de la CUB, les élus ont confirmé ce qui était pressenti : la navette cessera de fonctionner à la fin du mois de février, en raison d’une fréquentation insuffisante. « Nous préférons parler de “suspension” plutôt que d’arrêt définitif », affirme néanmoins l’adjoint chargé des Transports, Pierre Brana (PS). Car si tous les acteurs s’accordent à dire que le système actuel (horaires restreints et deux haltes seulement) est inadapté, certains croient fermement en l’opportunité de développer le transport fluvial interurbain. A l’automne dernier, le conseiller général (PS) Philippe Dorthe présentait le projet d’un véritable réseau de bateaux-bus, complémentaire des trams et bus. Mais la CUB ne l’entend pas de cette oreille. « Nous envisageons plutôt une navette à vocation touristique », explique Pierre Brana. Le tourisme étant une compétence dévolue au conseil général, elle espère ainsi pouvoir en partager le financement. « Transports en commun et tourisme ont des impératifs différents, ça ne peut pas marcher », répond Philippe Dorthe. La CUB se dit prête à discuter, et prévoit une table-ronde courant janvier. En attendant de savoir qui financera ce projet, la Garonne n’est certainement pas prête de revoir un bateau-bus. Sophie Lemaire

coût A l’instar du réseau bus-tram de la CUB, la navette fluviale est largement déficitaire. Dans le système actuel, chaque voyage « coûte » environ 16,5 e à la collectivité.