la formation sur les rails En attendant le chantier

Marion Guillot

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Les formations ont déjà commencé.
Les formations ont déjà commencé. — JAUBERT / SIPA

On cherche déjà des bras pour le chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. Première étape du projet Sud-Europe-Atlantique (SEA), qui prévoit la construction de deux autres branches (Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse), le chantier Tours-Bordeaux devrait démarrer, au mieux, début 2012 (lire encadré).

1 400 emplois directs
Ce tronçon de 300 kilomètres, qui mettra Bordeaux à 2h05 de Paris à l'horizon 2016, devrait créer à lui seul « 1 400 emplois directs et trois fois plus d'emplois induits », estime Erik Leleu, directeur des ressources humaines du projet SEA. Alors que le secteur du BTP peine à recruter, il n'y a pas de temps à perdre. Pour mieux connecter l'offre et la demande, la région Aquitaine a lancé hier le dispositif « Aquitaine Cap Formation LGV ». Il s'agit de mettre en réseau les nombreux organismes qui œuvrent dans le domaine de l'emploi : pôle emploi, missions locales, CFA... « Il existe 170 structures en Aquitaine, c'est une force de frappe énorme », souligne Erik Leleu, du projet SEA. Des formations répondant aux besoins des entreprises qui participeront au chantier ont déjà commencé. Besoin le plus urgent : former des conducteurs d'engin, affectés au terrassement du tracé. « Le chantier, qui durera trois ans, offrira de belles perspectives d'évolution », ajoute Christian Surget, président de la fédération régionale du BTP.

financement

Le financement de la LGV Sud-Europe-Atlantique, qui nécessite 7 milliards, est toujours bloqué. Trois collectivités refusent le protocole proposé par l'État : les départements des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, ainsi que la région Poitou-Charentes.