Plan Alzheimer: La priorité donnée à la recherche

SANTE A Bordeaux, mardi, Nicolas Sarkozy a confirmé la poursuite du plan d'action. Réactions...

Marion Guillot

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Le Président compte sur « la solidarité que les enfants doivent à leurs parents ».
Le Président compte sur « la solidarité que les enfants doivent à leurs parents ». — S. POUZET / 20 MINUTES

«Ce qu'on attend de nous, c'est un traitement. » Pour le président de la République, qui dressait hier le bilan du plan Alzheimer à Bordeaux, trois ans après son lancement, la priorité reste le financement de la recherche. Il s'est également prononcé en faveur d'une revalorisation du tarif de consultation des médecins généralistes, lorsqu'ils reçoivent un malade d'Alzheimer.

Quatre gènes identifiés
La table ronde organisée hier, dans un gymnase Albert-Thomas plein à craquer, avait des allures de conseil des ministres : autour du Président siégeaient Alain Juppé (Défense), Roselyne Bachelot (Solidarités et cohésion sociale), Valérie Pécresse (Recherche) et Nora Berra, secrétaire d'Etat chargée de la Santé. Des avancées significatives ont été obtenues grâce aux 72 millions d'euros dépensés depuis 2008 pour la recherche, sur les 140 millions d'euros prévus par le plan : « Quatre gènes de prédisposition à la maladie ont été mis en évidence », a souligné Valérie Pécresse. Concernant la prise en charge de la dépendance, en accueil de jour ou maison de retraite spécialisée, souci numéro un des familles, Nicolas Sarkozy et ses ministres sont restés plus évasifs. Le Président a plaidé pour une solution qui ne coûte pas cher : la solidarité familiale, « celle que les enfants doivent à leurs parents ».