Les producteurs ne veulent plus solder leur vin

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Les ventes en vrac de bordeaux, millésime 2010, démarrent dans un climat très tendu. Pour tenter de garantir un prix plancher de 1 000 euros le tonneau, le syndicat des vins de Bordeaux lance aujourd'hui le plan Mercure. Cette plateforme, qui réunit coopératives, courtiers et producteurs, entend surveiller les prix pratiqués par les négociants. Les producteurs les accusent de tirer les prix vers le bas et de « complicité » avec la grande distribution.
Vendredi, une centaine de producteurs ont bloqué l'entreprise de négoce Grands Vins de Gironde (GVG), à Saint-Loubès, à l'appel des jeunes agriculteurs. « Les premières ventes de l'année sont au même niveau que l'an dernier », déplore Thomas Solans, représentant des jeunes agriculteurs de la Gironde et viticulteur à Courpiac. En 2010, « 45% des volumes vendus en vrac sont partis à moins de 800 euros le tonneau », rappelle-t-il. « Or, une exploitation ne peut pas être rentable à moins de 1 200 euros le tonneau ».