Le chien, meilleur ami du dialogue

© 20 minutes

— 

« On entend des choses étonnantes ». Sandie Belair, psychologue clinicienne et bénévole de l’association Résilienfance, anime depuis la rentrée des ateliers de médiation animale en milieu scolaire, en centres de loisirs et en institutions de soin. Elle cite un enfant qui, répétant les propos de son oncle, lui a soutenu que « les pitbulls ne souffrent pas quand on les tape ». Une réaction qui conduit à deux constats : d’une part, la nécessité d’expliquer aux enfants comment prendre soin d’un animal. D’autre part, de leur rappeler que la violence n’est jamais une solution. Créée en août 2005, l’association n’entend pas faire de la thérapie ou « juger les enfants ». « Nous essayons juste de les amener à penser différemment », résume Sandie. Pourquoi avoir recours aux animaux ? « Parce qu’ils stimulent les enfants et les aident à avoir une vision plus ouverte », estime le président de l’association, Nicolas Pérez, lieutenant de police en région parisienne. « En partant de l’animal, on peut aborder son éducation et l’importance de l’apprivoiser, poursuit Sandie Belair. Apprivoiser signifie créer des liens, et non forcer. » La relation à l’animal permet d’aborder les préjugés, le racisme, la maltraitance et même la mort. Inédit en Aquitaine, le projet est porté par seize adhérents, soutenus par le professeur Hubert Montagner, de l’université de Bordeaux-II. Reste à trouver un lieu pour recevoir le public. « Mais nous avons déjà des contacts dans le Créonnais », se réjouit Sandie.

atelier Résilienfance aide les enfants de 3 à 12 ans en difficulté et soutient les familles. Ateliers (payants) organisés à la demande. Tél. : 05 56 51 68 90 ou 06 03 95 05 18. E-mail : resilienfance@yahoo.fr