Ford a signé son retouraux commandes à Blanquefort

E. B.

— 

Ford veut sauver au moins 1 000 emplois.
Ford veut sauver au moins 1 000 emplois. — P. SAURA / SIPA

C'est plutôt une bonne nouvelle pour cette fin d'année. Vendredi, le constructeur automobile a acté de manière officielle son retour dans son ancienne usine de Blanquefort. Un retour qui prendra effet au 31 décembre, date effective du transfert de titres. « Jamais aucune entreprise de la taille de la nôtre ne s'était engagée de cette manière ! », faisait-on valoir, vendredi soir, au sein de Ford Europe. Exit, donc, les projets de pièces d'éoliennes et autres perspectives annoncées à grand renfort de communication par le repreneur allemand HZ, parti sur la pointe des pieds au bout d'un an.

Des départs volontaires
« Les activités que nous allons développer vont permettre dans un premier temps de sauver 1 000 emplois (sur 1 600) mais nous ferons le maximum pour que ce soit plus », poursuit un porte-parole du groupe. Pour l'heure, en tout cas, la direction compte sur des départs volontaires. Reste que si les syndicats (consultés à plusieurs reprises ces dernières semaines) ont souhaité ce retour, la prudence est toujours de mise. Jeudi dernier, au terme d'une dernière réunion du comité d'entreprise, Philippe Poutou, représentant CGT, n'a pas caché son scepticisme. Seule certitude : la production des boîtes de vitesses va bien s'arrêter en 2011. « Le reste, c'est du bluff », estime-t-il.