le financement des rénovations divise

eric bordage

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La verrière de la galerie bordelaise est un chef d'oeuvre en péril.
La verrière de la galerie bordelaise est un chef d'oeuvre en péril. — J.-p. Vincent / 20minutes

« Nous ne pouvons plus attendre! Si cela est nécessaire, la mairie fera les travaux et engagera les démarches pour se faire rembourser! ». Elisabeth Touton, adjointe au maire de Bordeaux chargée de l'urbanisme évoque l'arrêté de péril imminent concernant les risques d'effondrement de la verrière de la galerie bordelaise. Un dossier qui n'en fini plus de susciter de vifs débats entre les 65 différents propriétaires de cet espace privé.

« Des branchements sauvages »
« L'article 8 du règlement de la copropriété qui date de 1957 prévoit que les travaux doivent être effectués par les commerçants! Nous n'avons pas à payer d'autant que nous dénonçons le manque d'entretien dévolu aux mêmes personnes » déclarait hier François Millière, président de l'association des résidents propriétaires et locataires d'appartements. Gérante du bar Saint-Rémy, Thérèse Costemal, est favorable aux travaux : « On n'arrive pas à faire voter le budget nécessaire. Une multitude de syndics se sont succédés. Des gens ont acheté des chambres de bonnes en ont fait des appartements de luxe et bricolé des branchements sauvages pour évacuer les eaux » précise la commerçante qui évoque par ailleurs « les 750 000 euros dépensés en 2005 pour le tout à l'égout qui n'existait pas » et « les 42 000 euros pour des réparations de la verrière qui n'ont servi à rien…». La galerie étant classée dans le second inventaire des monuments historiques, l'architecte des bâtiments de France a son mot à dire . Idem en ce qui concerne le deuxième volet du plan d'action envisagé par la mairie qui souhaite voir s'engager « une rénovation globale ». Un comité de pilotage s'est tenu en novembre et la municipalité entend, grâce à un tour de table, motiver les investisseurs potentiels.