des dons qui se font rares

orianne dupont

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La France ne compte que 6% de donneurs réguliers.
La France ne compte que 6% de donneurs réguliers. — s.pouzet / 20 minutes

A peine majeure, un des premiers réflexes de Marine a été de donner son sang. Et depuis, elle a déjà réitéré quatre fois, comme hier à l'EFS. Elle fait partie des 6% de donneurs réguliers en France, mais ne colle pas au donneur aquitain type qui, lui, ne fait l'effort qu'1,7 fois par an en moyenne (alors qu'une femme peut donner son sang 4 fois par an et un homme six fois). Et c'est bien le problème de l'établissement français du sang Limousin-Aquitaine, « Notre objectif est d'avoir treize jours de stock en ce moment, nous tournons plutôt autour de onze », explique Frédéric Meunier, chargé de la promotion du don. Une situation qui n'est pas réjouissante à la veille des fêtes où les dons se font généralement très rares et à quelques semaines de la rentrée où l'activité chirurgicale - la plus gourmande en sang- reprend dans les hôpitaux.

« Au maximum de nos possibilités »
Et à l'EFS on est inquiet car tous les efforts pour attirer les donneurs sont développés. Collecte mobile, opérations événementielles, sollicitations des donneurs réguliers afin qu'ils donnent encore plus, optimisation du site internet pour informer efficacement sur les lieux de collectes... « On est au maximum de nos possibilités », reconnaît Frédéric Meunier. Prochaine étape, un nouveau centre plus proche des donneurs ? Une réflexion est en cours.
En attendant, l'EFS a du mal à séduire le Girondin, le plus mauvais élève de la région. Jusque sur son propre site ! Il semblerait que les 5 500 salariés du CHU ne soient pas les donneurs les plus réguliers... Pourtant, pour Aline, 62 ans, donneuse depuis vingt ans, ce geste n'est autre qu'un « acte civique ».