les rescapés du « vent divin » se déchirent

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A qui incombe la responsabilité du naufrage du fileyeur le Vent divin? En attendant les conclusions de l'enquête, les survivants du naufrage qui avait fait deux morts dans la nuit du 18 au 19 novembre au large d'Hourtin n'ont pas la même interprétation des faits. Et ils le disent. Indirectement mis en cause par l'armateur du navire, le capitaine du Vent Divin, Gaël Émile, a rejeté toute faute personnelle. Il évoque plutôt, par la voix de son avocat Me Pierre Blazy, des doutes sur l'état du navire et sur le bon fonctionnement de l'alarme.

« Bateau pourri » ?
Mais quelques heures plus tard l'autre survivant, Jérôme Barbanneau, a lui aussi livré sa version des faits. Son interprétation est différente. « C'était un petit bateau, mais il n'était pas pourri », a-t-il déclaré hier sur France Bleu Gironde. Le marin estime que l'alarme était en état de marche mais que, peut-être, elle n'avait pas été branchée le soir du drame.S. L.