Un mois pour évoquer un autre modèle

éric bordage

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Les acteurs de l'économie sociale étaient réunis hier à Bordeaux autour d'Alain Juppé.
Les acteurs de l'économie sociale étaient réunis hier à Bordeaux autour d'Alain Juppé. — S.Pouzet/20 Minutes

En novembre, on parle « économie sociale et solidaire ». Lancée hier par Alain Juppé à la Maison écocitoyenne, quai Richelieu à Bordeaux, l'opération vise à promouvoir ces entreprises nées d'une forme d'économie parallèle qui représentent 10,5 % de l'emploi à Bordeaux, soit 9 700 salariés. A la tête de l'association « Atelier d'Eco Solidaire », Fabrice Kaid s'apprête à embaucher trois cadres et une quinzaine de personnes en insertion au cours du premier semestre 2011 : « La structure a été créée en mai 2010. Notre idée : récolter des encombrants, mobilier, accessoires et jouets qui vont être valorisés et revendus. »

« 70 tonnes de denrées à recycler »
La Banque alimentaire de la Gironde distribue chaque jour 5 000 tonnes de nourriture à 25 000 bénéficiaires. Son président, Georges Viala, entend « valoriser les 200 tonnes de denrées jetées chaque année sur les 1 200 tonnes collectées pour les plus nécessiteux à Bordeaux ». A l'origine, une idée assez simple mais qui devrait, au bout du compte, permettre de créer de nombreux emplois : le reconditionnement sous une forme différente (compotes, etc.) des denrées peu présentables mais comestibles et en confier la commercialisation à des créateurs de micro-entreprises.
« Le secteur de l'économie sociale et solidaire est porteur d'innovation et de créativité. Il a été à l'origine de la récupération et de la valorisation des déchets. Ce sont de vraies entreprises qui ne distribuent pas des bénéfices de 10 à 15 % mais réinvestissent... » déclarait hier Véronique Faillet, adjointe chargée des politiques de solidarité à la mairie de Bordeaux.