Ford va racheter le site de Blanquefort

Marion Guillot

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Les salariés au Salon de l'auto de Paris.
Les salariés au Salon de l'auto de Paris. — P. SAURA / SIPA

La rumeur circulait déjà depuis plusieurs jours, mais l'annonce officielle n'est tombée qu'hier, en fin d'après-midi. Dans un communiqué de quelques lignes, la direction de Ford a confirmé son intention de racheter son ancienne usine de Blanquefort.

Vigilance au sujet des emplois
Vendue au groupe HZ Holding en février 2009, l'usine devait abandonner la production de boîtes de vitesse automatiques fin 2011, pour se reconvertir dans la fabrication de grandes pièces pour éoliennes. Mais en août dernier, le repreneur a jeté l'éponge, faute de financement. Les syndicats se sont alors mobilisés pour que leur ancien employeur rachète le site. La confirmation de ce scénario est donc « un événement », pour Philippe Poutou, délégué CGT, qui ne cache pas sa satisfaction. « Mais la bataille continue pour sauver les emplois », ajoute-t-il. Alors que le site emploie quelque 1 500 personnes, syndicats et élus locaux restent vigilants car les nouvelles pistes envisagées par Ford ne pèsent pour l'instant que 600 emplois. « Nous attendons de connaître les conditions de ce rachat et les contours du projet industriel », a souligné hier Vincent Feltesse, maire PS de Blanquefort et président de la CUB. Selon les syndicats, le rachat pourrait être effectif au 1er janvier 2011.