Le Pacs a le vent en poupe

M. G.

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Deux mois et demi d'attente. C'est le délai nécessaire avant de pouvoir se pacser devant le tribunal d'instance de Bordeaux. Depuis le début de l'année, la juridiction fait face à une hausse importante des demandes.

Des unions désintéressées ?
En neuf mois, 3 262 Pacs ont été signés, contre 3 120 pour l'ensemble de l'année 2009. Mais cette augmentation (constatée sur les secteurs de Bordeaux, Bazas, La Réole et Lesparre), ne serait pas due à la suppression du cadeau fiscal aux jeunes mariés et pacsés. Une réforme confirmée il y a quelques jours par le gouvernement, et applicable dès 2011. Suite à cette annonce, une ruée a été constatée dans les tribunaux d'instance de certains arrondissements parisiens, qui ont vu doubler le nombre de demandes. Mais à Bordeaux, le tribunal d'instance est formel : « le succès grandissant du Pacs remonte à plusieurs mois déjà », assure la directrice du greffe. « Nous enregistrons entre 300 et 400 Pacs par mois depuis juin », précise-t-elle. Pour réduire le délai d'attente, la juridiction a même décidé de dégager un créneau supplémentaire d'une demi-journée par semaine aux jeunes pacsés. En clair, les Bordelais qui souhaiteraient profiter encore du cadeau fiscal doivent faire vite : les derniers créneaux de libres sont à la fin du mois de décembre.