les quais du port de Bordeaux vides de leurs dockers

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Des quais désert hier au port de Bordeaux.
Des quais désert hier au port de Bordeaux. — S.Pouzet/20 Minutes

« On n'a jamais vu un gouvernement comme ça ! ». Jean Yves Sanguinet, le délégué CGT du port autonome de Bordeaux entendait hier maintenir la mobilisation avant une rencontre programmée aujourd'hui entre la profession et Dominique Bussereau, le ministre des transports. En ligne de mire des grévistes un accord signé avec la direction sur la pénibilité : « l'Etat s'était engagé à en faciliter l'application et il a fait marche arrière… » s'insurge le délégué syndical qui menace : « Ca fait quinze jours que nous faisons deux heures de grève par jour et nous envisageons des méthodes plus radicales si nous n'obtenons rien ». Coté direction du port on confirmait hier le chiffre de 74% de grévistes parmi les 450 salariés dont 100% du côté des grutiers. Résultat, aucun déchargement programmé pour les bateaux qui patientaient hier amarrés à des quais vides de toute activité. Concernant l'impact sur le trafic pas de chiffre mais des conséquences certaines pour les entreprises locales même si, indique-t-on à la direction « certains bateaux continuent à s'autocharger hors des zones ou doivent intervenir les grutiers ». Le port de Bordeaux où s'effectue un trafic de 9 millions de tonnes est un des poumons de l'économie locale . Un blocage durable pourrait avoir des conséquences non négligeables. La fin de la semaine devrait être déterminante.