Cette vie que Paris nous envie

Sophie le maire

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Ludovic Guilbert a quitté son bureau parisien pour reprendre une PME à Ambès.
Ludovic Guilbert a quitté son bureau parisien pour reprendre une PME à Ambès. — photo serge pouzet / 20 minutes

C'est le rendez-vous annuel des Franciliens désabusés. Le salon Provemploi accueillera mardi à Paris des milliers de visiteurs en quête d'un changement de vie : s'installer en Province. Pour aller

où ? « Rhône-Alpes et Sud-Ouest sont les deux régions les plus demandées, elles creusent l'écart devant la région méditerranéenne », répond Antoine Colson, directeur associé du salon. L'enquête menée auprès des visiteurs confirme que la qualité de vie devient le critère déterminant dans le choix d'une destination, devant l'attractivité économique. Bordeaux, qui parvient à associer les deux, occupe la deuxième place du classement des villes qui font rêver ces parisiens en quête de mobilité, derrière Lyon mais devant Toulouse.

A taille humaine
« Je voulais vivre à la campagne et travailler dans une ville à taille humaine, raconte Serge, 33 ans, nouveau Girondin. Marseille ou Lyon, c'était encore trop gros. Maintenant, j'ai une maison dans un village et je viens travailler à Bordeaux centre en 15 minutes. Un rêve de Parisien ! » Si Serge n'a pas eu à changer d'employeur, la reconversion professionnelle reste souvent la contrainte majeure. « Je n'avais pas de destination en tête, je cherchais une PME à reprendre, raconte Ludovic Guilbert, ancien cadre d'un grand groupe, installé à Latresne depuis 2008. J'en ai trouvé une ici grâce à la CCI de Bordeaux, alors nous sommes venus. » La qualité de vie « incomparable » en Gironde correspond à ses attentes d'ancien Parisien rêvant d'élever son fils en Province. A quelques déceptions près : « Les transports et l'accessibilité des services publics, explique-t-il. Mais si c'était à refaire, je signerais tout de suite ! »