Euratlantique commence à prendre forme

— 

Jean-Louis Borloo, hier, à Bordeaux.
Jean-Louis Borloo, hier, à Bordeaux. — S. POUZET / 20 MINUTES

Un premier pas vers la concrétisation d'Euratlantique. Ce futur quartier d'affaires, qui doit voir le jour autour de la gare Saint-Jean à partir de 2016, coïncidera avec la mise en service de la LGV Tours-Bordeaux. Hier, le ministre d'Etat Jean-Louis Borloo et les acteurs locaux engagés dans cette vaste opération d'intérêt national (OIN) ont lancé les premières études préalables aux mutations foncières de 36 hectares sur les 738 d'Euratlantique. Ces emprises concernent les secteurs de Gattebourse, d'Armagnac et d'Amédée-Saint-Germain. Le président PS de la région, Alain Rousset, n'a pas pu contenir un trait d'ironie : « On signe une bricole de 30 hectares, sur un projet vingt fois plus important », a-t-il soufflé.
Les premiers travaux d'aménagement sont attendus à partir de 2013 et les opérations immobilières dans la foulée, à compter de 2014.
Essentiellement dédié au tertiaire et à l'immobilier de bureaux, sur le modèle d'Euralille, ce futur quartier comptera également de nombreux logements. « Au moins 16 000, voire 20 000 », annonce Philippe Courtois, directeur général du projet. Alain Juppé ajoute que 55 % de ces habitations auront des loyers ou des prix de vente contrôlés, et 35 % seront des logements sociaux. Pour le maire UMP de Bordeaux, le but de cette OIN est aussi de « renforcer l'attractivité de Bordeaux » pour ne pas passer à côté de « l'effet TGV ».

Avec l'arrivée de la grande vitesse en 2016, le trafic voyageurs de la gare Saint-Jean devrait doubler, passant de 9 000 à 20 000 environ. Le nombre de trains devrait lui aussi augmenter. Afin de limiter les nuisances sonores, Réseau ferré de France (RFF) est en train de recenser les « points noirs bruit » dans les communes de la CUB concernées, pour proposer des protections phoniques adaptées, notamment à Ambarès.