Ces villes de Gironde qui disent « oui » au pacs

orianne dupont

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Six communes ont fait part de leur intention de célébrer le pacs à la mairie.
Six communes ont fait part de leur intention de célébrer le pacs à la mairie. — S. PARA / SIPA

Serrés dans un petit bureau peu accueillant du tribunal d'instance, on signe un papier, on attend le coup de tampon du greffier et on est pacsés. On est loin du célèbre « oui » des mariés et du lancer de riz. C'est contre cette inégalité que souhaite aujourd'hui lutter le collectif d'associations aquitaines Pacs en mairie. « Nous voulons que les pactes civils de solidarité (pacs) soient célébrés à la mairie pour permettre aux couples de venir avec des témoins et, à terme, nous demandons à ce que la loi y prévoit la signature du pacs, plutôt qu'au tribunal d'instance », explique Claude Hannoy, membre du collectif.

Le nombre d'actes a doublé en 3 ans
Toutes les communes de la région supérieures à 2 000 habitants ont été sollicitées il y a quelques mois pour mettre en place des célébrations. A ce jour, six villes girondines ont fait part de leur accord : Pellegrue, Carbon Blanc, Salles, Ambarès, Prignac-et-Marcamps et Barsac, déjà engagée dans cette démarche (lire ci-contre). Quatre autres, en revanche, s'y opposent (Mérignac, La Teste, Arcachon et Biganos). « Cela ne fait pas partie de nos compétences, explique-t-on à Arcachon, mais il ne s'agit pas d'un refus de principe ou philosophique ». Même réponse à Mérignac et Bordeaux.Toutes se sont d'ailleurs engagées à célébrer le pacs lorsque la loi les y obligerait.
Au tribunal d'instance de Bordeaux (qui concerne la CUB et des villes annexes), le nombre des pacsés augmente : de 1 616 en 2007 à 3 200 aujourd'hui. Cette union marque un réel engagement, parfois même une étape avant le mariage, et la plupart des couples (hétérosexuels à plus de 90 %) seraient bien tentés par un petit cérémonial.