Les paroissiens de Saint-Eloi veulent leur école

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Saint-Eloi, nouveau chapitre. Pour l’association, il ne s’agit pas d’occupation illégale d’église, cette fois, mais de la création d’une école et d’un collège (jusqu’à la 5e) catholique traditionaliste libre. Début septembre, des paroissiens de Saint-Eloi, parents d’élèves, ont déposé un permis de construire pour créer le « cours Saint-Projet » dans des bâtiments situés rue d’Ornano. « On veut donner un enseignement correct et catholique à nos enfants », justifie Thomas Rivière, président de l’association de parents. Ainsi, les classes seront, selon lui, moins nombreuses que dans le public et le catéchisme et la messe de rigueur. Les parents souhaitent confier l’aumônerie du futur établissement aux prêtres de Saint-Eloi. Ces ecclésiastiques, jugés intégristes, ont été exclus, voici un an, de la Fraternité Saint Pie X, elle-même rejetée par le Vatican. « Nous souhaitons que les cours soient assurés par de jeunes prêtres que l’on connaît », ajoute Thomas Rivière. Rien, selon l’abbé Héry, prêtre de Saint-Eloi et fervent partisan du projet, ne peut s’opposer à cette école. Si les critères – qualification du personnel, respect des bonnes moeurs et sécurité des locaux – sont observés, le dossier sera validé par la mairie et l’inspection académique. Seul le préfet peut opposer son veto s’il estime qu’il y a un risque de trouble à l’ordre public. Les habitants du quartier semblent accepter le projet, mais Jacques Respaud (PS), lui, s’insurge : « Si des intégristes musulmans faisaient la même chose, tout le monde s’y opposerait ! » De son côté, l’association Saint-Projet compte bien accueillir les enfants courant octobre. Orianne Dupont

justice La Fraternité Saint-Pie X vient d’être déboutée de sa demande de dommages-intérêts contre l’association Saint-Eloi. Elle réclamait le remboursement de frais de justice engagés à la suite d’un recours de l’association.