Quatorze élus démissionnentà Bruges

M.G.

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La pression monte autour de Bernard Seurot. Le maire UMP de Bruges, sommé de démissionner en août dernier par 18 élus de sa majorité, a appris la démission, samedi matin, de quatorze d'entre eux. Les dissidents, qui critiquent la gestion du maire, à son poste depuis 18 ans, refusent pour l'instant de détailler leurs accusations. Jeudi, le maire avait invoqué des attaques « infamantes, calomnieuses et sans fondement voire diffamatoires ». Il avait ajouté qu'il entendait « assumer (s)es fonctions malgré ces turbulences ». Mais la suite des événements est entre les mains de la préfecture, qui doit à présent confirmer les quatorze démissions de samedi. Si tel est le cas, ces départs provoqueront une élection municipale anticipée. Et une défaite de la droite risquerait fort de modifier l'équilibre politique de l'agglomération. A la CUB, en effet, la gauche détient la majorité à un siège près et, si l'UMP venait à perdre la ville de Bruges, l'écart pourrait se creuser un peu plus.