Des enfants roms n'ont pu être scolarisés.
Des enfants roms n'ont pu être scolarisés. — S. POUZET / 20 MINUTES

Bordeaux

Le difficile chemin vers l'école des enfants de Roms

Pas de rentrée pour cette famille qui occupe la pièce centrale d'un squat situé quelque part à Cenon. Le père, la mère et leurs cinq enfants partagent cette maison sans eau courante avec d'autres familles. Un...

Pas de rentrée pour cette famille qui occupe la pièce centrale d'un squat situé quelque part à Cenon. Le père, la mère et leurs cinq enfants partagent cette maison sans eau courante avec d'autres familles. Une vingtaine de gamins, dont la plupart ne sont pas inscrits à l'école, vivent ici. Dans un français approximatif, le père explique qu'il vient de Bucarest. « Ils ont fait des démarches auprès de la mairie pour inscrire leurs enfants en juillet et ils n'ont aucune réponse », témoigne Jérôme Lobao du collectif Roms Europe.

« Pas d'inscription éthnique »
Alain David, le maire de Cenon, ne « souhaite pas stigmatiser cette population ». Il rappelle que « deux écoles accueillent des enfants roms dans une ville qui compte par ailleurs 54 communautés différentes ». A la mairie de Bordeaux, ville où vivent une bonne partie des familles de Roms réparties entre la rive droite, les quartiers de la gare Saint-Jean et de Saint-Michel, on indique que les enfants qui se présentent sont systématiquement scolarisés « même si les parents sont sans domicile fixe ». Adjointe chargée de l'Education, Brigitte Collet tient à ce que les dossiers scolaires « ne comportent pas d'inscription éthnique  ». Les associations demandent la « mise en place d'un médiateur pour faciliter les démarches administratives ».E.B.