Une ressource en eau juste suffisante

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200 % de précipitations supplémentaires en juin par rapport à la moyenne. Le printemps particulièrement pluvieux qui vient de s'achever n'a pourtant eu quasiment aucune incidence sur le niveau des nappes phréatiques de la Gironde. « Les pluies qui tombent après le 31 mars ne permettent pas de recharger les nappes explique Vincent Hammel, délégué régional à l'agence de l'eau Adour-Garonne. Au printemps en effet, la végétation capte toute l'eau qui ne s'infiltre plus assez profondément dans le sol. Le mois de novembre a été pluvieux mais à la fin de l'hiver, les précipitations ont été relativement faibles. » Ce qui signifie qu'en ce début d'été, les nappes accusent un déficit de 20 % par rapport à leur remplissage normal. Rien d'alarmant pour autant selon l'hydrologue Bernard Gaillard « si l'été n'est pas trop sec. » Mais si les agriculteurs ont besoin de beaucoup irriguer leurs terres, des restrictions d'usage pourraient être mises en place au mois d'août. O.D et S.L.