Le CHU traque les infections nosocomiales

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Les infections nosocomiales surveillées de près

Pour inciter les hôpitaux à poursuivre leurs efforts, le ministère de la santé a publié hier un classement national des établissements leur attribuant une note de A à E

Dans la région, la lutte contre ces infections progresse

Alors qu'en 2003, les établissements notés C étaient majoritaires (38,5 %), en 2004, le B a pris le dessus, avec 31,3 % des établissements évalués

Le rôle de locomotive du CHU de Bordeaux y est sans doute pour beaucoup

Noté 98 sur 100, il fait partie des établissements pilote en matière de surveillance de ces infections

« Ce classement est une belle reconnaissance, se réjouit le professeur Jean-Pierre Gachie, chef du service d'hygiène hospitalière au CHU de Bordeaux

Mais nous devons toujours être vigilants sur l'hygiène », souligne-t-il

Un « correspondant d'hygiène » a notamment été mis en place dans chaque unité de soin

Le classement laisse également apparaître des difficultés dans certains établissements girondins

Le centre hospitalier de Sainte-Foy-la-Grande ou les polycliniques de Lormont et de Cenon n'obtiennent qu'un D

« Cela s'explique par un déficit de moyens, surtout en personnel dédié », observe le professeur Jean-Pierre Gachie

Des réflexions sont en cours pour inciter les petits établissements à mutualiser leurs moyens

» Les infections nosocomiales causeraient près de 4 000 décès par an en France

Marion Guillot (Lire aussi page 5)

CHU Depuis cinq ans, le CHU mène un programme pour maîtriser les bactéries multirésistantes « endurcies » au contact de l'hôpital. L'utilisation d'antibiotiques à bon escient et les gants et blouses à usage unique sont préconisés.