« Il ne faut pas rentrer dans une concurrence mémorielle »

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Karfa Diallo Président de DiversCités et membre du comité bordelais sur la traite des noirs

Jacques Chirac a choisi de commémorer l'escalavage le 10 mai

Cette date vous paraît-elle appropriée ? Oui, c'est un symbole extrêmement fort

Elle correspond à l'adoption définitive de la loi Taubira, en 2001, reconnaissant pour la première fois la traite et l'esclavage comme un crime contre l'humanité

La gauche et de nombreuses associations guyanaises réclamaient que l'on retienne le 23 mai, qu'en pensez-vous ? Il ne faut pas rentrer dans une concurrence mémorielle

Le 23 mai 1998, 40 000 personnes sont descendues dans la rue manifester, mais il s'agit là d'une logique militante et non républicaine, comme le 10 mai

Que représente pour vous cette commémoration ? On va pouvoir aller plus loin, construire un mémorial de la traite des noirs à Bordeaux, notamment

Recueilli par Nicolas César