Coupe du monde de rugby : Enquête ouverte pour travail dissimulé d’agents de sécurité à la fan zone à Bordeaux

Enquête Neuf agents de sécurité du « village rugby » installé à Bordeaux pendant la Coupe du monde, ont été placés en garde à vue ce week-end dans le cadre d’une enquête pour travail dissimulé

20 Minutes avec AFP
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Un village rugby durant la Coupe du monde qui se déroule en France. (Illustration)
Un village rugby durant la Coupe du monde qui se déroule en France. (Illustration) — Gerard Bottino / SOPA

Neuf agents de sécurité du « village rugby » installé à Bordeaux pendant le Mondial-2023 ont été placés en garde à vue ce week-end dans le cadre d’une enquête pour travail dissimulé, a indiqué mardi le parquet, confirmant une information du journal Sud Ouest.

« Samedi dernier, sur le village rugby, un doute au sujet d’un agent de sécurité ne pouvant présenter sa carte professionnelle a entraîné un contrôle de l’ensemble des agents. Parmi eux, plusieurs n’ont pas été en capacité de fournir les éléments d’identification pourtant obligatoires et d’autres se sont soustraits au contrôle », précise dans un communiqué Bordeaux Métropole, qui a choisi le prestataire assurant la sécurité de cette fan zone installée sur les bords de la Garonne. Selon Sud Ouest, ces neuf vrais-faux agents ont usurpé l’identité d’autres individus, qui ont eux bien été embauchés par une société toulousaine.

« Nouvelle procédure de contrôle » des agents

L’enquête pour travail dissimulé et exercice de la profession d’agent de sécurité sans carte professionnelle a été confiée à la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de Gironde, selon le parquet, qui précise que les neuf agents placés en garde à vue samedi ont été relâchés le lendemain.

La métropole de Bordeaux a indiqué avoir « pris des mesures correctives vis-à-vis de son prestataire et initié une nouvelle procédure de contrôle des accréditations » des agents embauchés. Bordeaux Métropole se réserve par ailleurs la possibilité « d’apporter des suites contractuelles et judiciaires nécessaires à la défense de ses intérêts ». Et assure que, dans la fan zone, « la jauge [du public] sera adaptée, si nécessaire, au regard des effectifs » d’agents disponibles.