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Accident de travailSafran fait appel de sa condamnation pour homicide involontaire

Incendie dans une poudrerie en Gironde : Reconnu coupable d’homicide involontaire, Safran fait appel de sa condamnation

Accident de travailReconnu coupable début juin de la mort d’un ouvrier de 25 ans en décembre 2013, l’industriel « conteste avoir commis une quelconque faute ayant pu contribuer à l’accident du travail »
Lors du procès, le groupe aéronautique Safran a été reconnu responsable de la mort d'un de ses ouvriers âgé de 25 ans.
Lors du procès, le groupe aéronautique Safran a été reconnu responsable de la mort d'un de ses ouvriers âgé de 25 ans.  - NICOLAS MESSYASZ/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le dossier judiciaire de l’incendie de la poudrière de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde) de 2013 est relancé. Lundi, l’industriel Safran a annoncé faire appel de sa condamnation à 225.000 euros d’amende pour « homicide et blessure involontaires » après un accident qui a coûté la vie à un ouvrier.

« Safran Ceramics exprime à nouveau toute sa compassion à l’égard des victimes et de leurs familles mais ne peut se satisfaire d’un jugement qui lui reproche d’avoir manqué à son obligation générale de sécurité alors qu’elle conteste avoir commis une quelconque faute ayant pu contribuer à l’accident du travail qui a endeuillé la société et ses collaborateurs le 5 décembre 2013 », écrit le groupe aéronautique dans un communiqué.

L’incendie a eu lieu dans une usine produisant des matériaux pour missiles

Ce matin-là, trois ouvriers avaient été grièvement blessés dans un incendie sur un site classé Seveso II seuil haut de l’entreprise Herakles, devenue Safran Ceramics, qui fabrique du propergol, produit de propulsion pour missiles et fusées, à 15 km à l’ouest de Bordeaux. L’un des blessés, âgé de 25 ans, était décédé au CHU de Bordeaux à la mi-journée.

L’accident s’était produit lors « d’une opération de démoulage des réserves de propergol effectuée avec un ancien système, réintroduit après la casse d’une machine plus récente et plus sûre, sans que cela ait été porté à la connaissance de l’inspection du travail et du CHSCT » (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), avait expliqué Me Lucie Teynié, avocate de la famille du salarié décédé, après le jugement prononcé le 5 juin.

A l’audience, le 3 avril, le parquet avait requis la relaxe de la société, en cohérence avec sa position depuis le début de l’affaire et celle du magistrat instructeur, qui avait prononcé un non-lieu. Mais ce dossier avait été relancé par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux en 2019, avec la mise en examen de Safran, puis en 2022 avec le renvoi du groupe devant le tribunal.

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