Le low-cost fait une percée à Bordeaux

Orianne Dupont

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Bordeaux Illico est un terminal à services simplifiés.
Bordeaux Illico est un terminal à services simplifiés. — c.blumberg / 20 minutes

Alors qu'il était, jusque récemment, difficile de s'envoler vers une destination « exotique » à petit prix, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac voit ses lignes internationales se multiplier. EasyJet a créé un vol quotidien vers Londres et une ligne Bordeaux-Milan entrera en service début mai. Mais c'est surtout Ryanair qui tape fort. La compagnie low-cost a jeté son dévolu sur Bordeaux avec la création ces quatre derniers mois de vols vers Charleroi, Porto, Bologne, Édimbourg et bientôt Cork (début juin).

Une baisse des coûts de 30 %
Les compagnies low-cost sont séduites par leur future aérogare. « Cela permet une importante réduction des coûts, reconnaît Janita Govinden, directrice marketing de Ryanair, c'est un bon argument pour se développer. » La compagnie a d'ailleurs attendu l'annonce de la création du terminal – et une baisse des charges de 30 % – pour s'implanter. « Sans Billi, Ryanair ne serait pas venue, reconnaît Jean-Luc Poiroux, le directeur du développement à l'aéroport, et les cinq lignes exploitées par la compagnie sont directement le résultat de cette aérogare ». Au lendemain de la mise en service de ces lignes, début avril et avant l'éruption du volcan islandais, « nous étions sur des tendances très fortes de croissance du trafic », commente Jean-Luc Poiroux. Le premier vol vers Bologne a atteint un taux de remplissage de 94 %. L'aéroport compte poursuivre sur cette lancée : 630 000 passagers sont prévus pour 2010 sur les lignes low-cost, contre 486 000 en 2009. Et d'ici cinq ans, il espère atteindre 1,5 million de voyageurs. Une compensation nécessaire pour l'aéroport qui, avec l'arrivée du TGV en 2016-2017, envisage la perte de 800 000 passagers par an.